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Obama victoryLe ministre américain de la Justice, Eric Holder, a nommé lundi John Durham procureur spécial chargé d’enquêter sur les méthodes d’interrogatoire très controversées utilisées par la CIA en Irak et en Afghanistan. Si cette décision est saluée par la majorité des personnalités politiques américaines, certains s’inquiètent qu’une telle initiative ne vienne compromettre le projet de réforme du système de santé américaine du président Barack Obama.

La décision de l’ « attorney general » a été annoncée après que la commission d’éthique du département de la Justice ait ordonné la réouverture des dossiers concernant des traitements abusifs que plusieurs employés et agents de la CIA employaient en Irak et en Afghanistan. Une dizaine de techniques étaient utilisées par la CIA pour torturer les terroristes présumés. Pour le cas d’Abu Zubaydah, responsable présumé d’Al-Qaïda au Pakistan, des agents de la CIA l’ont ‘enfermé dans des petites cages avec des insectes et il a été privé de sommeil pendant plus d’une semaine. Il a été forcé de rester dans des positions inconfortables et la CIA lui a fait subir le supplice de la noyade.

Barack Obama avait déçu les organisations de défense des droits de l’homme en protégeant les tortionnaires de la CIA, les services secrets américains. Les ONG demandent « la création d’une commission indépendante chargée d’enquêter sur les violations commises par le gouvernement des États-Unis dans le cadre de sa ‘guerre contre le terrorisme’ ». La publication de documents datant de l’administration Bush qui révèlent les techniques brutales d’interrogatoire des suspects de terrorisme utilisée par la CIA.

Dans un communiqué, le président Barack Obama a dit que la loi oblige son gouvernement à rendre publics ces mémorandums préparés entre 2002 et 2005 qui mentionnent entre autres lasimulation de noyade et la privation de sommeil. Une publication réclamée en justice par l’ACLU, l’Union américaine pour les libertés civiles. Mais dans le même temps, le chef de l’exécutif souligne que son administration n’a aucunement l’intention d’engager des poursuites contre tout agent de la CIA qui aurait procédé à ces interrogatoires avec l’aval des autorités américaines. Seules pourraient être poursuivies les personnes ayant agi sans feu vert légal du gouvernement.

Par le biais de son porte-parole Alex Abdo, l’ACLU a félicité l’administration Obama tout en émettant des recommandations. « Il y a des mesures spécifiques à prendre pour permettre que des comptes soient rendus de façon à prévenir la répétition de ces abus des droits humains à l’avenir. Des mesures telles que la création par le Congrès d’une commission d’enquête avec autorité pour forcer les gens à témoigner… et la nomination d’un procureur indépendant par le département de la Justice pour évaluer les questions de responsabilité au plan criminel » a déclaré M. Abdo.

Michael Hayden, ex-directeur de la CIA sous l’administration Bush, a protesté avec virulence contre la publication des mémorandums. M Hayden a estimé que ces révélations compromettent la sécurité nationale des États-Unis. Il a dit que les terroristes savent maintenant à quoi s’attendre si les techniques mentionnées sont de nouveau utilisées par les services secrets américains.

En mars dernier, Amnesty International faisait publier un communiqué exhortant Barack Obama à « prendre des mesures concrètes pour lutter contre le terrorisme par le biais de la justice ».

Amnesty International se félicitait alors « des mesures positives prises par le président Obama dès les premiers jours de son mandat : fermeture de Guantánamo, suspension des procès devant des commissions militaires, fin du programme de détentions secrètes de la CIA, interdiction de la torture et des autres mauvais traitements ». Effectivement, Barack Obama a tenu parole.

L’une des revendications d’Amnesty International étant pour le président américain de « faire inculper rapidement les détenus de Guantánamo d’infractions reconnues par la loi ou les faire libérer immédiatement » et de « veiller à ce que les personnes inculpées comparaissent dans des procès équitables devant des tribunaux fédéraux des États-Unis ». Amnesty demande également « la création d’une commission indépendante chargée d’enquêter sur les violations commises par le gouvernement des États-Unis dans le cadre de sa ‘guerre contre le terrorisme’ ».

Pour l’Association américaine de défense des libertés publiques (ACLU), la position de Barack Obama sur l’absence de poursuites est « intenable », estimant que l’aplication des lois d’un pays ne devrait en aucun cas être une décision politique. Plusieurs organisations non gouvernementales ont dénoncé la position de Barack Obama. Car en protégeant les tortionnaires, Barack Obama devient leur complice

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