Le célèbre physicien et astrophysicien russe Vitaly Ginzburg, Prix Nobel de physique en 2003, est considéré comme l’un des pères de la bombe atomique soviétique. Il est décédé dimanche soir dans la ville de Moscou des suites d’une longue maladie. Il était membre de l’Académie des sciences de l’ex-URSS et successeur d’Igor Tamm à la tête de l’institut de physique.
Vitaly Ginzburg est mort dimanche dans la capitale russe à l’âge de 93 ans. Il avait obtenu son premier diplôme universitaire à la faculté de physique de l’université de Moscou en 1938 et avait obtenu son doctorat en 1942 de la même université.
Le Dr. Vitaly Ginzburg travaillait depuis 1942 à l’institut de physique Lebedev de Moscou. On lui doit notamment une théorie phénomènologique de la supraconductivité développé avec Lev Landau en 1958, la théorie de Ginzburg-Landau, une théorie de la propagation des ondes électromagnétiques dans les plasmas tel que dans l’ionosphère et une théorie sur l’origine des rayons cosmiques. Dans les années 1950 il joue un rôle clef dans le développement de la bombe à hydrogène soviétique.
L’Académie Royale des Sciences de Suède a attribué le Prix Nobel de Physique pour l’année 2003 à Vitaly Ginzburg «pour des travaux pionniers dans le domaine théorique des supraconducteurs et des suprafluides». Ses travaux ont été déterminants pour élucider deux phénomènes de physique quantique: la supraconductivité et la suprafluidité. Les matériaux supraconducteurs sont utilisés par exemple dans l’imagerie magnétique servant aux examens médicaux et, en physique, pour les accélérateurs de particules. La connaissance des liquides suprafluides nous aide à mieux comprendre le comportement de la matière dans ses états énergétiques les plus bas et les plus ordonnés.
A basses températures, certains métaux laissent passer le courant électrique sans résistance. De tels materiaux supraconducteurs possèdent même la faculté d’exclure, en partie ou totalement, le flux magnétique. On les appelle «supraconducteurs de type I» et leur étude théorique a été récompensée par le prix Nobel de Physique de 1972. Cette théorie, qui se fonde sur la formation de paires d’électrons, ne suffit cependant pas à expliquer la supraconductivité dans des matériaux de grande importance pratique, qui permettent la coexistence de la supraconductivité et du magnétisme et restent supraconducteurs malgré la présence de puissants champs magnétiques.




















