Ronnie Biggs, le plus grand braqueur anglais de l’histoire, est autorisé à sortir de prison pour raison de santé, a annoncé le ministre de la justice britannique, Jack Straw vendredi 6 août 2009.
Ronnie Biggs est devenu célèbre pour avoir participé le 8 août 1963 au « the Great Train Robbery », le vol du contenu du train postal Glasgow-Londres, soit 125 sacs remplis de billets de banque d’un montant de £2,6 millions (environ 68 millions de dollars US). Fier d’avoir réalisé le « coup du siècle », le gangster Ronnie Biggs se considère comme le dernier « gentleman cambrioleur ».
Arrêté pour l’attaque légendaire du train postal avec les autres membres de la bande et condamné à 30 ans de prison, Ronnie Biggs s’évade après un an de détention dans la prison de Wansworth en passant un mur de huit mètres avec une échelle de corde. Il était pourtant le détenu le plus surveillé du Royaume-Uni à l’époque. Pour échapper définitivement à la police britannique, le ganster arrive à Paris et change totalement de visage en ayant recours à la chirurgie esthétique et acquiert de nouveaux papiers d’identité.
Ambitieux, le braqueur décroche un poste dans une chaîne de télévision à Adelaide, dans le Sud de l’Australie, où il va travailler à la construction de décors à Channel 10. C’est là qu’un journaliste le reconnaît malgré les changements apportés sur son physiques à paris. Il va se réfugier alors à Melbourne avant de s’enfuir vers le Brésil, laissant sur place sa femme Charmian et ses deux fils. Sa cavale durera une trentaine d’années.
Finalement, en 2001 Ronnie Biggs contacte le journal The Sun pour faire part de son désir de retourner au Royaume-Uni, ce qu’il fait le 7 mai 2001 alors qu’il a 71 ans. Son voyage en jet privé est entièrement financé par le journal The Sun, qui offre aussi 20 000 livres à son fils Michael pour avoir l’exclusivité sur l’histoire de Biggs. Il sera arrêté sans opposer de résistance et condamné après une brève comparution à la mi-journée devant un tribunal de l’ouest londonien avant d’être transféré dans la prison de haute sécurité de Belmarsh.
Compte tenu de son état de santé, Jack Straw a finalement accepté de le remettre en liberté. Une libération qui ne rencontre aucune contestation, d’autant plus que le vieil homme n’a commis que ce seul braquage historique et s’est efforcé le reste de sa vie à mener une vie normale.




















