Horreur à la base militaire de Fort Hood au Texas. Un officier, armé d’un magnum et d’un semi-automatique, ouvre le feu sur ses compagnons d’armes. Bilan : 13 tués. Blessé et actuellement en soins intensifs, l’auteur du carnage, Nidal Malik Hassan, un psychiatre militaire d’origine palestinienne et né aux Etats-Unis, n’a toujours pas donné d’explication à son geste. Le Sunday Telegraph a révélé que Nadil Malik Hasan fréquentait la même mosquée que deux des kamikazes du 11 septembre en 2001.
Mais tout porte à croire que l’acte du major Nidal serait lié à son désir de quitter les rangs au moment où il devait être envoyé en Afghanistan. Des membres de sa famille ont expliqué aux médias qu’il avait été affecté par les témoignages des soldats et se battait pour ne pas être envoyé.
Mais quels que soient les mobiles du crime, le moins qu’on puisse dire est que la fusillade vient compliquer davantage la situation de la communauté arabo-musulmane dans un pays où le délit de faciès, quoique diffus, a gagné beaucoup d’esprits. Même si des organisations religieuses ont vite fait de condamner le massacre et de s’en démarquer, rien ne pourra empêcher l’Amérique profonde de pointer du doigt l’islam et ses adeptes.
La tuerie intervient également au moment où les pourparlers israélo-palestiniens s’enlisent malgré la détermination du président américain Barack Obama. Voilà un acte isolé qui risque d’avoir un effet domino, aussi bien aux Etats-Unis qu’au Proche-Orient.
Le bilan de la tuerie est de 13 morts et 31 blessés, dont Hasan, atteint à quatre reprises, par une policière en civil, Kimberly Munley, qui a mis fin à la fusillade. Mme Munley a elle-même été hospitalisée pour ses blessures.
« Voir tomber ces braves Américains sur le champ de bataille à l’étranger est déjà assez difficile. Les voir pris pour cibles sur une base militaire et sur le sol américain est horrifiant », a déclaré le président Barack Obama. « Mes pensées et mes prières vont aux blessés et aux familles de ceux qui sont morts, et à tous ceux qui résident et servent à Fort Hood », a-t-il ajouté.
Le forcené, qu’on avait initialement cru mort, mais qui a survécu, est originaire de l’Etat de Virginie où il est né, a annoncé le lieutenant colonel Robert Cone, commandant en chef de la base de Fort Hood. On cherche toujours à comprendre ses motifs, mais selon un ancien collègue, Hasan serait violemment opposé au conflits en Irak et en Afghanistan, et espérait que le président Obama retirerait les troupes américaines de ces pays.
Toujours selon cette source, Hasan était sur le point de partir pour l’Afghanistan. Il avait reçu son diplôme de médecine en 2003 et avait travaillé à l’hôpital militaire de Walter Reed ici à Washington pendant 6 ans, avant d’être envoyé à Fort Hood en juillet.
L’Observateur – Le Journal des Stars




















