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Norbert ZongoTrès tôt le matin, les militants du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et les partisans de la justice dans notre pays se sont retrouvés au cimetière de Gounghin pour se recueillir sur la tombe de Norbert Zongo, en ce triste anniversaire du drame de Sapouy.

De là, ils se sont retrouvés à la place de la Nation pour entamer une marche de plusieurs kilomètres à travers le centre-ville. Jalonnée par des arrêts, des chants et des slogans pour faire le procès des présumés assassins de Norbert Zongo, cette randonnée a connu la participation de milliers de marcheurs.

Le meeting, quant à lui, a été le lieu et la tribune offerts aux organisations démocratiques du Collectif de revenir sur l’événement du 13 décembre 1998 et son corollaire.

En effet, de l’UGEB au G-14, en passant par l’AJB et le CODMPP, ils étaient tous convaincus qu’il faut rouvrir le dossier Norbert Zongo. C’est ainsi que Moumouni Derra, président de l’UGEB, dans la “déclaration sur les arrestations des élèves à Ouagadougou et ses environs”, le 7 décembre dernier, a condamné ces agissements des forces de l’ordre.

C’était le 6 décembre 2000 que “le jeune Flavien Nébié, alors âgé de 12 ans, a été assassiné à Boussé, alors que les élèves de la localité manifestaient dans le cadre des activités du Collectif pour réclamer vérité et justice pour Norbert Zongo et ses trois compagnons”. C’est dans la commémoration de ce triste anniversaire que ces 22 élèves ont été arrêtés.

Pour le CODMPP, la cause réelle de ces manifestations est la culture de l’impunité qui a été érigée en système de gouvernance. Ce qui fait que jusqu’à ce jour, il n’y a ni justice ni vérité pour Henri Sebgo et pour Flavien Nébié.

C’est ainsi que les membres du Collectif et leurs militants et sympathisants réclament :
- la libération immédiate et sans conditions des élèves arrêtés ;
- la réouverture du dossier Norbert Zongo pour la manifestation de la vérité et de la justice ;
- le jugement et le châtiment des assassins et des auteurs des crimes économiques et de sang.

Dans cette optique, Me Bénéwendé Sankara, au nom du G-14, et Chrysogone Zougmoré, le président du Collectif, mettent en garde le régime actuel contre le tripatouillage de la Constitution qui se profile à l’horizon et ce, après avoir fait la peinture de la situation sociale et politique nationale. Situation guère reluisante du fait de la mauvaise gouvernance du pouvoir de la IVe République.

Ils appellent alors les militants à poursuivre le travail de sensibilisation et de mobilisation des populations. C’est seulement ainsi que “les assassins de Norbert Zongo et leurs commanditaires seront arrêtés”, a martelé M. Zougmoré.

Mohamed Arnaud Ouédraogo, l’Observateur

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